L’océan

L’avion blanc dessine des ronds sur le ciel bleu. Il vole à toute vitesse, l’adrénaline monte et les portes s’ouvrent. Le vent puissant nous prend dans ses bras, on saute dans le vide, sans parachute, attirés par cet abîme immense du ciel azure calme et serein. Commence alors un ballet de corps tendus par l’excitation, les bras et les jambes s’entremêlent pour former des figures asymétriques, chaotiques, monstrueusement poétiques, délicates. Dans mon rêve, j’éprouvais une sensation de liberté et de folie! Puis soudain

Le ciel se couvre, il gronde et le sang qui coulait dans ses veines se change en énergie lumineuse brûlante et pîquante. Sous les tambours du tonner, les nuages entrent en transe et suent à grosses gouttes. Une douce litanie ancestrale vient envahir l’espace, les forces éphémères de l’orages se confronte au temps, c’est brutal.  Le marin qui tranquillement voguait sur la mer, se pose sur la chaloupe, observe les flots valser et attend de perdre tout repaire. Il écoute la symphonie de l’océan qui vit, qui se mélange avec le vent pour cacher l’horizon, pour jouer avec les poissons, pour montrer au monde la puissance fatale de ses mouvements. Brave marin laisse toi porter car tu sais que la nature l’emportera toujours, après tout, tu n’es qu’une minuscule poussière de l’univers. N’aies pas peur et abandonnes toi dans le moment présent, écoute le chants des baleines, vois comme il est doux de se faire bercer par l’océan.

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