DAISY TAMBOUR

 

Jeudi 12 décembre. Grosse dispute et éclats de voix à la maison. Les nons dits m’angoissent. Le débat de ce soir : «Fanny tu dois apprendre à te recadrer sinon tu finiras encastrée dans un mur» Soit… Mesdames et messieurs, chers parents, je vais prendre l’air, ici, l’ambiance me pèse. Je claque la porte. Le froid glacial mord mes mollets et une jolie buée translucide sort de mes lèvres. Ca fait du bien d’être dehors. La nuit tombe et je me retrouve à errer sans but dans les rues de Bruxelles. Le hasard fait bien les choses, comme on dit, car au loin, j’aperçois la lumière tiède qui émane de cette salle que j’aime tant, Le Rideuax de Bruxelles. Ici c’est le QG des théatreux anarchistes, qui cultivent des radis sur leurs balcons en rêvassant d’un monde meilleur. La lumière se tamise et doucement je m’apaise. Entrent en scène trois énergumènes farfelus. Un homme gigantesque tout de rose vête fait glisser ses doigts sur un minuscule ukulélé. Une énorme dame recouverte de pâquerettes joue de la clariphone (un mélange de saxophone et de clarinette). Et le dernier, triomphant sous une touffe de cheveux hirsutes aborde une sourire malicieux. Sa voix bondit sur les notes de musiques et nous fait voyager dans un univers poétique et délicat. Il parle des petits plaisirs de la vie qui rendent heureux. Il aime aimer, il aime danset et sauter dans les flaques. J’ai passé une heure vingt en apesanteur sur un nuage de lait…

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s